Tutorat en ligne de l'Agora du Département de biochimie: Banque de Questions/réponses : Impression

BCM-2501 | Protéines | Question #272

Envoyé par : Fidaa Al-Shakfa Répondu par : Alexandre Viau  2005-04-12
Bonjour,
J'ai une question à poser sur le cours de repliement des protéines:

Comment les prions peuvent être bénéfiques, si on traite le cas des levures?
Les prions, même s'il ont un préjudice négatif à leur égard lorsque l'on pense aux maladies affectant l'homme ou les mammifère, comme par exemple la maladie de la vache folle, l'Alzheimer et la maladie de Creutzfeldt-Jacob, ils ont dans la levure un rôle tout à fait bénin, qui permet même à celles-ci de transmettre différent phénotypes de façon contrôler.

En effet, si on prend l'exemple du système PSI discuté dans la question #270 sur l'agora, on voit que le contrôle par HSP104 du niveau d'agrégation du monomère Sup35p, permet de transmettre ou non à la progéniture un phénotype PSI+ ou PSI- par l'intermédiaire non pas de l'ADN, mais plutôt grâce à un prion.

Le monomère de Sup35p sert normalement à terminer la traduction des ARNm au codon STOP. S'il est sous la forme prionique PSI+, il ne peut plus effectuer son contrôle, ce qui provoque une continuation de la traduction des ARNm après le codon stop, générant ainsi tout un répertoire de protéine nouvelles avec des extension en C-terminal. On voit donc comment un simple prion peut transmettre des changements majeurs dans le profil protéomique des levures, pouvant ainsi affecter de manière positive ou négative la survie grâce à l'apparition de deux type de protéome légèrement différent.


Autre question à consulter : QUESTION-270

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